19 janvier 2016

Wallpaper* publie: Double trouble

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First released in 2000, Corum’s ‘Bubble’ marked a fun moment in watchmaking; oversized, with an extra-large sapphire crystal dome, the radical design heralded a major modern moment for the brand. Now, the original concept has been updated by industrial designer Nicolas Le Moigne, who has designed two new ‘Bubble’ pieces as part of the brand’s Op Art series.
Op art – or ‘optical art’, the form created by Hungarian artist Victor Vasarely – is celebrated for its ability to produce static patterns that seem to move, disorientating the observer by hinting at different perspectives that lay underneath the immediately obvious. The new pieces remain faithful to the original ‘Bubble’, with an 8mm sapphire crystal that acts as a lens, working to both magnify and distort the dial, fracturing light.

Le Moigne was inspired by key pop art artists when working on his designs, and Vassarely and François Morellet’s abstract pieces are the perfect foil for his skilfully technical and voluminous drawings. ‘Technically, it is possible to play with only 1mm of depth but thanks to the visual elements, I was able to really bring this 3rd dimension,’ he says.
The first of the two automatic pieces, the ‘Bubble Sphere2′, creates the illusion of a whole sphere by printing lines that traverse the dial directly onto the glass. The second plays on light and shadow, working on the grooves in the design to create a landscape that appears to be full of different heights, as undulating as a body of water – hence its name, the ‘Bubble Drop’.
‘Ensuring all the lines and colours fit together so the visual illusion would work was a challenge,’ Le Moigne admits, but there is no hint of this in the exuberant end result. ‘The project,’ he concludes, ‘was meant to be surprising and playful.’

Article by Hannah Silver
www.wallpaper.com

12 octobre 2015

Wallpaper* publie: Top 20 under 40

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Top 20 under 40: the stars of tomorrow

To mark the not insignificant occasion of our 200th issue, we at Wallpaper* have expanded our Power 100 list of the world’s pre-eminent design talent into a leviathan and (even more) comprehensive Power 200.

Inevitably, our list is stuffed with consistent old-hands and longstanding design royalty. But as part of this exploded approach, we’ve also curated a concise selection of the finest practitioners under 40 – not so much the stars of tomorrow as precocious dazzlers. Some have nudged and shunted design in new directions, others have laid claim to tropes and traditions, refining and redefining as they go.

Among the ranks are familiar faces such as (Wallpaper* award winner) Philippe Malouin, Paul Cocksedge, Fabien Cappello and Daniel Rybakken, as well as the cutting edge likes of Studio Glithero (who revel in reimagining design as performance art), Formafantasma, mischer’traxler and Alexis Georgacopoulos, the director of ECAL – Europe’s most innovative design school.

Unsurprisingly for a generation so imbued with an appreciation for natural asceticism, minimalism and sustainable practice are a common theme here, from the artisanal excavations of Max Lamb, Anglo-Japanese duo Studio Swine’s found-object product design, the recycled wooden birds of Lars Beller Fjetland and the deceptively simple designs of Nicolas Le Moigne, Nao Tamura and Konstanin Grcic alumnus-turned-accessory designer Pauline Deltour.

There’s playful decadence here too, though, be it in Bethan Laura Wood’s flamboyant work with pattern and marquetry, the midcentury-leaning designs of Beirut duo David & Nicolas, the unabashed modern glam of Lee Broom, Sebastian Herkner’s elegant technicolour creations or the reliably skewed designs of London’s Raw-Edges, designers of the iconic ‘Stack’ drawer.

Our 20 under 40 are already designers on the top of their game – where they’ll go from here (and where they’ll end up in next year’s list) is anyone’s guess.

www.wallpaper.com

Octobre 2015

Ideales Heim publie: Lausanne macht Schule

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Ein Portrait der Stadt, das zugleich ein Tour d’Horizon der Westschweizer Designszene ist

(…)
Zehn Begegnungen
Um eine Stadt wirklich zu verstehen, muss man ihre Bewohner kennenlernen. Was lag für uns näher, als die Stadt durch die Augen von De- signspezialisten zu erkunden? Und damit zu- gleich einen Tour d’Horizon des Schweizer De- signschaffens zu machen. Wir trafen zehn Menschen, die täglich mit Design zu tun haben. Und mussten dabei feststellen: erstens stellen diese Leute nur einen Bruchteil der in Lausanne mit Design Beschäftigten dar (wie eingangs be- reits erwähnt) und zweitens scheint in dieser Stadt jeder jeden zu kennen. Dennoch kommen die Gestalter einander nicht in die Quere, was bei der moderaten Grösse des ortes doch recht erstaunlich ist. Jeder scheint seine Nische gefun- den zu haben. «Es gibt eigentlich keine Rivali- täten», meint Nicolas Le Moigne.
(…)

Nicolas Le Moigne: Designer/Professor ECAL: Schon kurz nach seinem Studium an der ECAL konnte er auch für internationale Hersteller arbeiten. Er ist zudem für Schweizer Marken wie Eternit, Atelier Pfister oder Dadadum tätig. Ferner entwirft er regelmässig limitierte Editionen für Designgalerien im In- und Ausland. Er leitet den Master Lehrgang «Design for Luxury & Craftsmanship”.

Article: Susanna Köberle

Portrait: Tonatiuh & Daniela

Décembre 2014

Wallpaper* publie: Alps Express

Wallpaper_December2014

Demian Conrad’s Swiss design brand Dadadum draws on the talents of local designers. Nicolas Le Moigne’s svelte “Alps Express” shelf (EUR 280.-) is joined by work from Alfredo Häberli and Jörg Boner.

www.dadadum.com

29 novembre 2014

Le magazine Bilan publie: Luxe et savoir-faire

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Depuis toujours, le savoir-faire artisanal suisse à forte valeur ajoutée s’est cantonné aux compétences qui s’exportent à merveille, l’horlogerie en tête. Mais mis à part ce secteur toujours florissant, quels sont les autres domaines qui constituent le savoir-faire suisse dans l’industrie du luxe aujourd’hui ?
Le Swissness boosté par le chocolat ou la dentelle de Saint-Gall, tout le monde connaît. Comme le rappelle Xavier Casile, publicitaire franco-suisse auteur du livre « So Sweet Zerland » qui fait l’éloge de toutes ces pépites made in Switzerland, la Suisse est un pays qui a de « good Heidi ». Mais une fois le cliché épuisé, que reste-t-il du savoir-faire suisse aujourd’hui et se contente-t-il de rester dans son pré carré bien vert? L’esprit d’innovation que l’on retrouve aux quatre coins de la Suisse s’exporte bien, aidé par le Switzerland Global Enterprise (S-GE), anciennement l’OSEC, et relayé par les Swiss Business Hubs à l’étranger, qui depuis ont redoublé d’efforts pour vendre de manière plus intense encore les atouts de la Suisse, malgré le vote du 9 février. Et ça marche. De grands noms viennent même en pèlerinage en Suisse mieux comprendre cette particularité helvétique.
(…)
Mais dans la tendance actuelle du luxe de lutter contre l’obsolescence, le savoir-faire suisse a, dans ce sens, une véritable carte à jouer. » Il est même une marque de longévité, pour Nicolas Le Moigne, responsable du master luxe à l’ECAL. « Penser au luxe en Suisse c’est penser pour moi à des marques comme Vitra et USM, par exemple. Qui sont toutes deux des marques qui existent depuis longtemps et dont le design est resté inchangé. Ce sont des objets iconiques qui perdurent dans le temps, pour moi la première valeur du luxe. Citer une marque comme USM dans l’univers du luxe peut sembler contradictoire a priori. Ce n’est pas la matière qui fait le luxe, mais comment l’artisan la travaille. Le degré de finition, l’attention au détail sont des composantes du luxe. Le savoir-faire suisse, le design suisse se caractérisent par de l’ultrafonctionnalité. Un design qui ne lâche pas, comme le couteau suisse. La qualité d’exécution, le degré d’exigence et de perfection sont les valeurs fondamentales qui valorisent le savoir-faire suisse. Et dans le luxe a fortiori. Ce que nous essayons de partager avec les élèves de l’ECAL c’est cette idée de design qui perdure dans le temps, minimaliste et très précis. Ces spécificités, très suisses, sont une carte à jouer pour le pays au sein de l’univers du luxe mondial. Que je compléterais par sa très forte capacité à innover et à utiliser les technologies les plus avancées, grâce à l’EPFL entre autres. L’ECAL s’emploie d’ailleurs depuis longtemps à construire ce pont entre technologie et application au travers de l’ECAL LAB. »
Savoir allier technologies innovantes et procédés artisanaux ou industriels traditionnels, c’est certainement l’une des clés de l’exception helvétique. Des savoir-faire suisses naissent là où on ne les attend pas. Et parviennent même à supplanter ou à conseiller de glorieuses maisons historiques à l’étranger.
(…)

Article: Cristina D’agostino
www.bilan.ch

Janvier 2014

DADI publie: Candélabre

Dadi_Candelabre

Des bougeoirs, Nicolas Le Moigne en a déjà réalisé. On se souvient de sa collection de porte-chandelles magnétiques pour Atelier Pfister. C’était en 2011. En décembre 2013, le designer rallumait la mèche pour le galeriste bruxellois Francis Janssens van der Maelen, spécialisé dans l’argenterie. “Pour sa première participation à Design/ Miami, il cherchait à produire des objets plus contemporains que ce qu’il a l’habitude d’exposer”, explique Nicolas Le Moigne. “Il a demandé à plusieurs de designer – comme Tete Knecht – de lui présenter des projets. Le brief était relativement ouvert. Il s’agissait de réaliser un candélabre. J’ai fait quelques propositions. Il a retenu cette idée assez simple, de bougeoir articulé qui une fois déplié mesure 60 cm de long.” Un brief relativement ouvert, mais avec une matière imposée, l’argent forcément. Ou plutôt du laiton généreusement argenté. Trop mou, le métal natif ne supporterait pas le poids de l’ensemble, surtout dans sa version déployée.

“Je l’avais déjà travaillé lors d’une collaboration avec Christofle sur un étui à cigares à l’ECAL. L’argent est une matière classique qu’il faut savoir mettre en valeur. Il y a des formes qui marchent mieux que d’autres. Les géométries trop angulaires ne fonctionnent pas. Les arrondis, par contre, permettent de jouer avec les reflets. Pour le socle, j’ai choisi une pierre qui s’appelle Cresciano, un granit du Tessin dont les inclusions argentées scintillent comme des paillettes, mais sans être trop kitsch.”

Le minéral a ensuite été satiné. Le résultat obtenu est plus subtil, plus chaleureux et moins attendu que l’effet miroir du granit poli. “Et puis la texture reste sensible même si la surface est très lisse. Ceci dit le client peut choisir la pierre qu’il veut. Du marbre noir absolu au granit moucheté, la variété des possibilités est infinie.” Le candélabre est belge, mais fabriqué 100% en Suisse. Le designer qui a supervisé chaque étape de la production insiste. “Pour la structure, j’ai collaboré avec une fabrique suisse allemande spécialisée dans la production technique d’objet en métal. De la même manière, l’argenture est alémanique et la taille de la pierre s’est fait à Yverdon.”

Emmanuel Grandjean

www.dadimagazine.ch
www.fineartsilver.com

Mars 2014

Bilan publie: “Les métiers du luxe ont le vent en poupe”

Bilan_luxe

«Le luxe est devenu un sujet extrêmement banal, constate Franck Belaich, directeur du master en marketing du luxe au CREA & SAWI à Genève. Tous les secteurs, toutes les marques prennent comme modèle les stratégies marketing des marques de luxe qui sont à la pointe. En période de crise, qu’est-ce qui parle plus à un consommateur que de lui dire: Vous êtes unique?»

Le marché du luxe est en pleine croissance, et forcément ce domaine a besoin de talents. Pas surprenant de voir fleurir tant de formations liées à ce secteur en Suisse romande. Quels sont leurs spécificités et leurs points forts? De la création au service en passant par le marketing, la communication et la santé, le point avec les responsables de ces programmes très courus.

ECAL, Renens: Design for Luxury & Craftsmanship

Né voilà cinq petites années de la volonté de l’ancien directeur Pierre Keller, le MAS in Design for Luxury & Craftsmanship, de l’ECAL à Renens, a été réorienté depuis sous la nouvelle direction d’Alexis Georgacopoulos. Aujourd’hui, le programme s’est taillé une réputation royale au niveau international.

Après une année intensive, les étudiants triés sur le volet «savent qu’ils vont pouvoir travailler avec de grandes marques», explique le designer et responsable du programme Nicolas Le Moigne. Pendant le premier semestre, et à raison d’une collaboration par marque et par mois, la douzaine d’étudiants va présenter des projets. Que ce soit pour des vitrines de boutique, des accessoires dans le domaine du parfum ou des plats en argent.

Durant le deuxième semestre, ils devront développer tous les projets sélectionnés par les partenaires impliqués, dans le but de les voir commercialiser. «Ils se plongent au cœur des manufactures. Il y a des codes à respecter, un savoir-faire. Je m’assure que tous les projets sont réalistes avant que les étudiants ne les présentent eux-mêmes.»

Le programme est si efficace et bien reçu par les professionnels du luxe que, à l’heure actuelle, Nicolas Le Moigne doit refuser des collaborations sur la prochaine volée. «Les marques veulent absolument travailler avec nos étudiants!» Ces élèves, qui ne viennent pas forcément du secteur luxe, arrivent de partout dans le monde. Et souvent avec une idée préconçue, qui sera bien différente à la fin du master.

Nouveauté de taille pour la formation originale que propose l’ECAL: cette année, un partenariat sur le long terme a été mis en place avec Vacheron Constantin. Les étudiants passent plusieurs jours dans la maison horlogère, en interne, pour comprendre l’univers de la marque et le savoir-faire de fabrication d’une montre. L’ECAL travaille également sur des projets spéciaux pour Vacheron Constantin, comme l’installation présentée lors du dernier SIHH. «Nous leur proposons des idées, des concepts qu’ils peuvent utiliser, tandis que nous bénéficions de leur savoir-faire.»

Texte de Camille Destraz
www.bilan.ch

23.08.2013

20 Minuten/ Friday publie: Bei Wohntätern

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Nicolas Le Moigne, 34, ist Franzose, lebt aber seit 30 Jahren in der Schweiz. Er hat an der Ecal in Lausanne Produktdesign studiert und 2007 ein eigenes Designstudio eröffnet. Er lebt in Lausanne und wird demnächst zum ersten Mal Vater.

Nicolas, wen habt ihr als erstes zu einem Abend- essen in der neuen Wohnung eingeladen?
Meinen Webdesigner Léo, zu einer Pasta Party, die wir zwischen den Zügelkartons gefeiert haben.

Welches Möbel oder Wohnaccessoire möchtest du oder sollte jemand unbedingt kreieren?
Einen Wecker, der das Aufwachen am Morgen ohne Schockzustand oder schlechte Laune möglich macht. Aufstehen macht nicht so Spass.

Wie würdest du eure Wohnung beschreiben?
Als neo-urbane Oase mit exotischen Einflüssen.

Was hat es mit all diesen kleinen Figuren auf sich, die man überall in der Wohnung findet?
Viele davon haben mei- ne Frau Virginie und ich von unseren Reisen heimgebracht. Die Figur im grünen Trenchcoat liegt mir besonders am Herzen. Die hat mir mein Vater geschenkt, weil er weiss, dass ich ein grosser Comic-Fan bin.

Texte: Irène Schäppi

 

19 janvier 2013

Le quotidien 24 Heures publie: portrait

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S’il est toujours tiré à quatre épingles sur les photos, c’est que Nicolas Le Moigne (33 ans) maîtrise parfaitement sa communication. Un atout indéniable quand il s’agit de se «vendre», lui ainsi que ses idées. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le métier de designer ne consiste pas essentiellement à donner vie à ses inspirations les plus folles sur un petit calepin qui vous accompagne partout. Non, un designer partage son temps entre le bleu de travail (conception de maquettes puis de prototypes) et le costume de commercial chargé d’aller convaincre les entreprises de lui faire confiance.
(…)
«Je suis forcément jaloux de mes étudiants! Ils ont une chance inouïe de travailler dans de telles conditions. Moi, je suis là pour les coacher, les soutenir en cas de doute et faire en sorte de minimiser les erreurs. Nous sélectionnons forcément nos dix élèves sur dossier, mais, comme ils viennent d’un peu partout, la maîtrise de l’anglais est une nécessité comme de posséder une personnalité compatible avec le milieu. Ils sont en quelque sorte nos ambassadeurs. Dans le cas de ce Master of Advanced Studies, l’ECAL agit comme une agence qui dépêche ses designers sur des projets.» C’est donc un costume de professeur comblé que Nicolas Le Moigne enfile au moins trois jours et demi par semaine. Le reste du temps, il s’occupe de ses 1001 autres projets…

Texte: Thérèse Courvoisier
Photo: Vanessa Cardoso

N° 97 – Décembre 2012

IDEAT publie: Le Luxe selon Nicolas Le Moigne

IDEAT

Habitué des galeries les plus pointues d’Europe (Libby Sellers à Londres ou Helmrinderknecht à Berlin), le jeune designer franco-suisse Nicolas Le Moigne conçoit du mobilier ou des bijoux particulièrement originaux avec un emploi inédit des matériaux. Il est depuis septembre le responsable du MAS-Luxe de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (la fameuse ECAL), où ce programme annuel permet à une dizaine d’étudiants de faire leurs premiers pas dans le monde du luxe.

Interview de Guy-Claude Agboton
Photo: Cédric Widmer

Novembre 2012

Das Ideale Heim publie: Let’s play

DasIdealeHeim

Designers, architectes ou artistes ont 30 minutes pour réaliser une composition à partir de simples plots de bois. Seule contrainte: 3 pièces choisies par le joueur précédent.

Photos: Lionel Henriod
Art direction: Christiane Nill

29 octobre 2012

NZZ publie: concours fédéral de design

Nzz

Das Bundesamt für Kultur zeichnet drei renommierte Schweizer Gestalter mit dem «Grand Prix Design» aus. Ihre Arbeiten sowie jene der Gewinner des Eidgenössischen Preises für Design 2012 werden in einer Ausstellung im Museum Bellerive gewürdigt.

(…) Noch nicht ganz auf der Grand-Prix-Zielgeraden angekommen, aber auf dem besten Weg dazu sind die zwanzig Gestalter, die vom BAK den Designpreis der Schweizerischen Eidgenossenschaft 2012 erhalten haben. Aus rund 300 Eingaben hat die Fachjury in einer ersten Stufe 50 Finalisten ausgewählt, von denen schliesslich 20 prämiert wurden. Umrahmt von blauen Samtvorhängen, werden die Arbeiten aus den Bereichen Modedesign, Grafik, Fotografie, Produktgestaltung sowie Designvermittlung präsentiert. Manche Preisträger haben bereits eine beachtliche Bekanntheit erlangt – nicht nur die Übervierzigjährigen, die seit diesem Jahr ebenfalls zum Wettbewerb zugelassen sind. Zu den Jüngeren gehört etwa Nicolas Le Moigne (geb. 1979), der bereits mit Entwürfen für das Atelier Pfister aufgefallen ist. Le Moigne arbeitet in der Tradition von Schweizer Möbeldesignern wie Bill, Guhl oder Haller. Ausgestellt ist von ihm ein modulares Regalsystem von kaum zu überbietender, funktional raffinierter Einfachheit.
(…)

www.swissdesignawards.ch
www.dadadum.com

28 octobre 2012

Le Temps publie: Prix fédéral de Design

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Etagère pragmatique
Nicolas Le Moigne (1979), designer industriel à Lausanne.

« Ce système d’étagères « Alps Express » est né d’une collaboration avec la nouvelle marque lausannoise Dadadum qui édite des objets exclusivement conçus par des designers suisses. Pour elle, j’ai voulu développer un système de rangement en métal qui soit multifonctionnel et facile à produire. Inspiré des valeurs du design classique suisse dont sont à l’origine Willy Guhl, Max Bill ou Ueli Berger, et qui sont perpétuées par des fabricants comme Vitra, Lehni ou USM. Cette réflexion pragmatique m’a poussé vers la recherche d’une structure extrêmement simple. Elle est composée de plaques de métal pliées en L et vissées entre elles. Cette sobriété rend possible une production simple et économique, tout en rationalisant le stockage. L’esthétique qui en découle suit le même pragmatisme. Je voulais que le design soit radical et intemporel, d’où le choix de deux couleurs basiques : le blanc et le noir»

Texte: Emilie Veillon

www.swissdesignawards.ch
www.dadadum.com

Avril – mai 2012

Espaces Contemporains (CH): “portrait” a la maison

EspacesContemporains2

De Prangins à Oron, de Chillon à Coppet, en passant par Morges, Moudon ou La Sarraz, le canton de Vaud possède un patrimoine architectural historique très riche et diversifié. Parmi ces monuments répartis sur le territoire, près de 200 châteaux, tours, maisons fortes et résidences seigneuriales agrémentent les paysages des villes et des campagnes. Classé depuis 2010 au Patrimoine, le château de Cheseaux près de Lausanne fait partie du lot. Construit à la fin du XVIIème siècle par la famille de Loys, il a subi une première transformation le siècle suivant; la structure originelle en rectangle a été agrandie avec la construction d’ailes latérales ajoutées au noyau central. Les ornements baroques et la façade de pierre de taille datent aussi de cette époque postérieure, ainsi que le fronton aux armoiries familiales sculptées dans la pierre. Jouissant d’un grand parc arborisé avec fontaine et court de tennis, la demeure culmine au bout d’une allée bordée d’ifs taillés.
(…)
En prolongement de son appartement, qui fonctionne pratiquement comme un showroom, Nicolas Le Moigne a installé son atelier dans une dépendance au pied du bâtiment. C’est ici, en toute quiétude, qu’il aime expérimenter et travailler à ses projets personnels avec des outils de base et une CNC (machine à commande numérique). Toutes les maquettes et tous les moules sont réalisés principalement en polystyrène, et dès qu’il fait beau il improvise l’atelier dans le jardin! Dans ce cadre privilégié, il peut accueillir ses clients, éditeurs et collaborateurs avec, en prime, la visite guidée du château.
Le jeune designer, chargé de production à l’Ecal, peut se vanter d’un parcours solo remarquable; du design industriel aux petites séries, il collabore avec d’excellentes galeries européennes et internationales. D’ailleurs, plusieurs expositions viennent juste de prendre fin à Zürich, Londres et Milan. L’occasion pour lui de développer de nouveaux projets, qu’on se réjouit déjà de découvrir.
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Texte: Patricia Lunghi
Photos: Tonatiuh Ambrosetti et Daniela Droz

Mars 2012

DADI publie: la nouvelle génération du design suisse

DADI_2012

Impossible d’être passé à côté du “Trash Cube” de Nicolas Le Moigne. En 2011, on a vu le tabouret le plus lourd du design contemporain publié et exposé à peu près partout. Objet malin et étonnant, à la marge entre la production industrielle et la pièce de collection (chaque bloc est unique) mais vendu à prix d’ami, le Cube est fabriqué en Eternit à partir des chutes de production de l’inventeur du béton mou.
On a beaucoup raconté l’histoire de son auteur, son arrivée en Suisse avec son père, coach de l’équipe nationale suisse d’escrime pour les JO de Séoul, et son choix de la voie du design plutôt que celle de l’épéiste. Diplômé de l’ECAL, où il occupe toujours le poste de chargé de production, Nicolas Le Moigne a, en peu de temps, multiplié les collaborations durables, notamment avec Eternit. Son style? Un goût pour les courbes et une esthétique à la limite du minimalisme. “Mon approche du design est radicalement pragmatique. J’aime la recherche, trouver des solutions pour fabriquer des objets faciles à produire” explique le designer qui réussit le mixe entre la création d’articles courants (ses bougeoirs magnétiques, tables et fauteuils produits dans le cadre de l’Atelier Pfister) et les pièces de galerie, comme sa collection “Podium” en métal, bois, céramique, pierre et verre soufflé éditée par les Berlinois de Helmrinderknecht. Ou encore de sa Slip Lamp à qui Libby Sellers à Londres vient de consacrer une expo solo.
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Couverture: Fauteuil Fahy, dessiné pour Atelier Pfister
Photos de Annick Wetter